Léger, Fernand

D’abord proche du cubisme, l’art de Fernand Léger s’en éloigne assez rapidement pour développer un style qui met l’accent sur le dynamisme des formes et exprime le climat social de l’époque. Lire la biographie

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Biographie

Né à Argentan en 1881, Fernand Léger fait des études d’architecture à Caen avant de se rendre à Paris en 1900 et se tourne peu à peu vers la peinture. Il fréquente différentes académies, en particulier l’académie de la Grande Chaumière. En 1907, comme nombre d’artistes, il est très marqué par la rétrospective consacrée à Paul Cézanne. Il se rapproche de deux groupes d’artistes parisiens : d’un côté, La Ruche, où il fréquente Marc Chagall, Chaïm Soutine et Blaise Cendrars, de l’autre, le Bateau-Lavoir, où Pablo Picasso et Georges Braque travaillent l’esthétique cubiste. Avec ces derniers, Léger s’oppose à l’impressionisme, vu comme un courant peu novateur. Cependant, son art s’éloigne assez rapidement du cubisme pour développer son style personnel, qui met l’accent sur le dynamisme des formes et exprime le climat social de l’époque. Cet intérêt politique l’engage dans une voie pédagogique : il écrit ainsi de nombreux articles, ouvre une académie dans son atelier et fonde L’Esprit Nouveau avec Le Corbusier et Amédée Ozenfant.

Dans les années 40, Léger se réfugie aux États-Unis et y côtoie André Breton, Max Ernst, Marc Chagall et Piet Mondrian. Il participe activement à la vie artistique locale, inspiré par la mécanisation de la société américaine de l’époque. À son retour en France, il rejoint le Parti communiste à et commence à expérimenter de nouvelles techniques, en répondant notamment à des commandes de vitraux pour les églises d’Assy ou d’Audicourt. Léger participe aussi à des chantiers monumentaux, notamment lorsqu’il réalise une fresque pour la façade du bâtiment de Gaz de France à Alfortville et gagne le grand prix de la Biennale de Sao Paulo en 1955. Il meurt la même année à Gif-sur-Yvette.

Il est aujourd’hui connu pour ses œuvres imposantes comme Composition aux deux perroquets, pour son intérêt pour le cinéma (Charlot cubiste) et pour ses illustrations (notamment pour le poème Liberté de Paul Éluard).