Pablo Picasso

(1881-1973)

“Si l’on sait exactement ce qu’on va faire, à quoi bon le faire ?” explique Picasso dans ses conversations avec Christian Zervos. Cette idée est à l’image de la grande curiosité du peintre et de la diversité stylistique, iconographique et technique qui caractérise son œuvre. En savoir plus

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Biographie

Né en 1881 à Malaga, Picasso commence à peindre sous l’impulsion de son père, professeur de dessin et conservateur du musée de la ville. Sensibilisé à l’art moderne français grâce au groupe Els Quatre Gats à Barcelone, le jeune peintre s’installe à Paris en 1900. Il développe son propre style (période bleue puis rose) et fréquente Apollinaire, Matisse et le salon de Gertrude Stein. En 1907, sa rencontre avec Georges Braque inaugure un dialogue intense et fructueux et donne le coup d’envoi au cubisme, avec les Demoiselles d’Avignon et le Nu debout de Braque.

Sur les conseils de Jean Cocteau, Picasso suit à Rome les ballets russes de Serge Diaghilev. C’est l’occasion pour lui de retourner à une certaine forme de figuration et de renouer avec l’étude du corps humain.

Dans les années 30, l’artiste commence à expérimenter les techniques de la gravure et de la sculpture. Grâce aux assemblages de différents matériaux rebuts et aux impressions multiples, Picasso travaille sans relâche et laisse libre cours à son imagination, notamment avec l’eau-forte de la Minotauromachie (1935).

A la suite de la série de gravure Songe et mensonge de Franco, le gouvernement républicain espagnol propose à l’artiste de participer à l’Exposition internationale. En 1937, il expose son chef-d’œuvre Guernica au Pavillon espagnol.

Après la guerre, Picasso s’évertue à tester et à faire l’expérimentation de tous les médiums possibles : lithographie, gravure, linogravure, affiche, sculpture, céramique. Parallèlement, il se lance dans un dialogue avec les maîtres anciens et modernes, en réalisant des variations comme Les Ménines d’après Vélasquez ou Le Déjeuner sur l’herbe d’après Manet. Dans l’héritage de Goya, Picasso illustre un livre écrit par le torero Delgado alias Pepe Hillo dans La Tauromaquia (1957).

Ses dernières expositions et œuvres, comme les eaux-fortes érotiques de 1963, montrent un artiste très actif et créatif vers la fin de sa vie, malgré sa retraite dans sa maison de Mougins, dans laquelle il meurt en 1973.