Matisse, Henri

Né en 1869 et mort en 1954, Henri Matisse est un peintre, dessinateur, graveur et sculpteur français dont l’oeuvre constitue un tournant majeur de l’art moderne. Il se passionne pour les techniques de l’estampe, notamment la lithographie et applique sur la pierre lithographique le trait spontané de sa peinture et ses dessins. Lire la biographie

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Biographie

Henri Matisse naît en 1869 au Chateau-Cambrésis et suit des études de droit à Paris. Il commence la peinture lors d’une convalescence après des complications médicales et peint son premier tableau en 1890, Nature morte avec des livres. Dès 1892, il travaille aux côtés de Gustave Moreau dans son atelier, où il est rapidement rejoint par d’autres élèves comme Georges Rouault. Après des années de travail académique, Matisse s’éloigne des normes de la peinture pour se rapprocher de courants artistiques novateurs, comme l’impressionisme, qu’il découvre au contact d’un ami de Claude Monet. Il quitte les Beaux-Arts pour l’académie Carrière, où il côtoie André Derain et  Maurice de Vlaminck.

Sous l’influence de ces rencontres, Matisse oriente sa peinture vers l’expressionnisme et expose au Salon des Indépendants en 1901 puis à la première édition du Salon d’Automne en 1903. En 1905, il fait scandale lors d’une exposition aux côtés de Vlaminck, Derain et Kees Van Dongen : on leur reproche une utilisation trop violente de couleurs pures et leur accrochage est comparé à une « cage aux fauves », d’où la naissance de l’appellation « fauvisme ». Matisse, contrairement à d’autres fauves de l’époque, ne rencontre pas trop d’obstacles pour exposer et gagne rapidement en visibilité. Cela lui permet d’ouvrir une académie de 1908 à 1911 qui attire de nombreux élèves.

Les voyages qu’il entreprend ensuite lui permettent de renouveler sans cesse son approche de l’art. Dans les années 10, il se trouve influencé par le cubisme, dont on ressent la portée dans le tableau Portrait d’Yvonne Landsberg (1914). Il travaille sur de nombreux projets, comme la commande d’Igor Stravinsky pour les costumes et décors du ballet Le Chant du Rossignol ou encore l’illustration du roman Ulysses de James Joyce.

Comme nombre de ses contemporains, Matisse se passionne pour les techniques de l’estampe. Il se forme en particulier à la lithographie à l’imprimerie Mourlot à Paris. Cette technique s’avère un moyen d’expression idéal pour Matisse dont le trait spontané sur la pierre lithographique se retrouve aussi bien dans sa peinture que dans ses dessins. En peinture, il fait preuve dans les années 1930 d’une grande rigueur. Il travaille particulièrement sur l’intégration des figures dans l’espace, les jeux d’épaisseurs, de couleurs et produit plusieurs versions de ses tableaux, comme La Robe rayée.

En 1941, le peintre tombe malade ce qui le contraint à arrêter les voyages. Afin de continuer à peindre, il travaille avec son infirmière Monique Bourgeois comme modèle et commence la série Jazz à la gouache découpée. À la fin de sa vie, Matisse se rapproche de plus en plus de l’abstraction dans ses peintures comme dans ses sculptures. En 1952, le musée Matisse est inauguré dans sa ville natale. Il réalise son dernier tableau en 1954, nommé La Tristesse du roi, avant de décéder le 3 novembre. Il connaît un grand succès de son vivant ; il est décoré de la Légion d’Honneur en 1925 et du prix Carnegie en 1927.