Cane, Louis

Louis Cane est un peintre et sculpteur contemporain français, né le 13 décembre 1943 à Beaulieu-sur-mer (Alpes-Maritimes).
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Biographie

Louis Cane est un peintre et sculpteur contemporain français, né le 13 décembre 1943 à Beaulieu-sur-mer (Alpes-Maritimes).

À partir de 1961, il se forme à l’École nationale des Arts Décoratifs à Nice, puis à Paris. Dès ses premières œuvres, il interroge l’art : il présente en 1967-1968 au Hall des Remises en Question une toile recouverte sur toute sa surface d’un cachet-tampon marqué « Louis Cane artiste peintre ». En 1970, ses expérimentations formelles l’amènent à rejoindre le groupe Supports/Surfaces, constitués d’artistes qui interrogent le concept d’œuvre d’art en sortant l’œuvre de la toile sur châssis. Louis Cane diversifie ainsi les matériaux et les espaces : plastique, grillage, bois… Il compose sur la terre, les rochers ou encore l’environnement urbain.

1971 est une année d’importance dans la vie et l’œuvre de Louis Cane. C’est l’année où paraît la revue, Peinture, cahiers théoriques, dont Cane est l’un des fondateurs. Parallèlement, il réalise ses premières expositions personnelles à Paris (à la galerie Daniel Templon et à la galerie Yvon Lambert) et participe à la deuxième et troisième exposition du groupe Supports/Surfaces, dans un moment où les divergences s’accentuent au sein du groupe.

Pendant quelques années, Cane reste un peintre de l’abstraction : des séries des toiles sans châssis de 1970, étalées sur le sol, puis peintes par vaporisation et pliées en deux avant d’être découpées et agrafées directement sur le mur, il passe aux séries Sol/Mur de 1974-1975 : des toiles noires saturées de couleur par pulvérisation.

Mais dans les années qui suivent, son œuvre est marquée par l’influence de ses voyages.

De 1973 à 1978, il séjourne fréquemment en Italie, observe longuement les fresques de Raphaël au Vatican et étudie la peinture classique, celle de Cimabue et de Giotto notamment. Il continue ses séries abstraites jusqu’en 1975, mais son œuvre va effectuer un retour progressif à la figuration. En effet, vers 1975-1976, sa peinture se fait semi-abstraite grâce à des réinterprétations de grands chefs d’œuvres ; il réalise notamment des dessins des Ménines. En 1977, il fait partie de l’exposition « L’avant-garde 1960-1976 : trois villes, trois collections » dans laquelle figurent la plupart des artistes du mouvement Supports/Surfaces.  En 1978, Cane réalise un retour plus marqué encore à la figuration. Son analyse de l’histoire des formes picturales le pousse à revisiter des figures emblématiques comme des Annonciations, des déjeuners sur l’herbe, des écartèlements, des crucifixions… à travers une peinture audacieuse et teintée d’ironie. Au même moment, il commence à se consacrer véritablement à la sculpture, présente en filigrane depuis ses années d’apprentissage.

Dès les années 70, la rigueur de sa démarche artistique fait de lui un artiste à la renommée croissante. Ses œuvres sont régulièrement exposées dans de nombreux pays et voyagent dans les lieux les plus prestigieux : Centre Georges Pompidou à Paris, Château de Chambord, Musée d’Art Moderne de Sao Paulo, Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, exposition L’Esprit Supports/Surfaces au Musée d’Histoire du Shaanxi à Xi’an en Chine.

Tout au long de sa vie, Cane s’est ainsi employé à réinventer les supports, les matériaux et les esthétiques. Ces dernières années la création de mobilier, qui fait partie de sa formation depuis ses études à l’École des Arts Décoratifs, constitue une part importante de son œuvre.

 

Les gravures proposées par la Galerie Arenthon témoignent de ses explorations formelles, par la réinterprétation de thèmes traditionnels, notamment celui de la crucifixion, un trait vif résolument moderne et une palette souvent monochrome, qui floute les frontières de l’abstrait et du figuratif.