Buffet, Bernard

Pour la critique d’art de l’époque, en partie opposée à l’abstraction, le travail de Bernard Buffet incarne le renouveau de la figuration française : elle fait de lui le nouveau Picasso. Héritier de la peinture d’histoire et des peintres réalistes du XIXème siècle, l’artiste rejette la disparition du sujet propre à l’abstraction lyrique, et peint en abondance des sujets classiques, comme les natures mortes, les portraits et les paysages.      Lire la biographie

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Biographie

(1928-1999)

Né à Paris en 1928, Bernard Buffet se forme très tôt au dessin, pour entrer à quinze ans à l’École nationale des Beaux-Arts de Paris.

En 1945, après seulement deux années de formation, il quitte l’École et expose l’année suivante sa première œuvre, Autoportrait, au Salon des moins de Trente Ans. C’est le début d’une carrière au succès fulgurant. Dès ses vingt ans, il obtient le « Prix de la critique » ex-aequo avec Bernard Lorjou à la Galerie Saint-Placide à Paris. Le Musée National d’Art Moderne de Paris acquiert son tableau Nature morte au poulet.

À partir de 1953, après plusieurs ouvrages publiés à son sujet[1], des expositions thématiques autour de l’œuvre de l’artiste sont organisées à la Galerie Drouant-David, devenue Galerie David et Garnier puis, en 1968, Galerie Maurice Garnier. Il n’a alors que trente ans lorsqu’en 1958, une rétrospective lui est consacré à la Galerie Charpentier et à l’Institut Français de Berlin.

Pour la critique d’art de l’époque, en partie opposée à l’Abstraction, le travail de Bernard Buffet incarne le renouveau de la figuration française : elle fait de lui le nouveau Picasso. Héritier de la peinture d’Histoire et des peintres réalistes du XIXe siècle, l’artiste rejette la disparition du sujet propre à l’abstraction lyrique et peint en abondance des sujets classiques tels que des natures mortes, des portraits et des paysages. Pourtant, lorsque la querelle entre réalisme et abstraction disparaît quelques années plus tard, c’est ce “style Buffet” qui le perd aux yeux de cette même critique et qui fait encore aujourd’hui de lui un artiste polémique et discuté.

Couronné de succès auprès du grand public, il est peu à peu boudé par le monde de l’art. Il sera cependant nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1971, puis élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1974. En 2017, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris organisa une exposition rétrospective, rendant ainsi hommage à ce parcours déroutant mais brillant.

[1] « Bernard Buffet » de Pierres Descargues, aux éditions des Presses Littéraires de France, 1949. Et un article d’Aragon dans les « Lettres Françaises » 1953.